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Je pose le point final: .
C'est moi qui fixe les règles du jeu, toujours. Mauvais perdante, quoi qu'il advienne, tu le sais. Je gagne. Toujours.
Merde; derrière ce point tu pourrais encore trouver quelques lignes vierges à remplir, et compléter l'ébauche. Tu laisses tant d'espoir et de promesses en suspens... Mais tu ne le feras pas, hein? Tu ne feras plus jamais rien, n'est-ce pas? Tant mieux; il n'y a que les débuts qui m'intéressent. Je suis comme les enfants, je me lasse, et on se lasse de moi. J'excelle dans l'inachevé. Je ne sais faire que ça : des ébauches. Il ne faut pas essayer de lire le bouquin qu'on écrira jamais.
Je joue à la vie comme une funambule, une putain d'équilibriste, voilà ce que je suis. Et toi, Fou, tu ne l'es pas assez pour me défier à mon propre délire. Je suis tombée du fil -vois-tu?- la tête la première, alors même que tu déclarais forfait, descendant sur tes deux pieds, agilement. Je me suis cassé la gueule au même instant. Ce sera EX-AEQUO, MATCH NUL! Vois-tu ?! A défaut de n'y avoir survécu, je n'ai pas perdu.
Qu'on accomode des roses noires à ma jeunesse délavée, qu'on en glisse une dans le manuscrit, en guise de marque-page. Je sais que tu reprendras la lecture, voire même la plume... Sans doute sera-t-il trop tard.
C'est la sclérose d'une existence au cours trop paisible; voilà ce que tu aimes vraiment, c'est elle que tu affectionnes tant.
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